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Florance  (Flo)  Turgeon
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Biographie

Flo : Un portrait de résilience et de générosité. Née à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, Flo a grandi dans le village francophone de Maltais et a appris l’anglais dès son enfance – un phénomène plutôt rare, dans sa collectivité. Conteuse née, elle invente des histoires pour endormir sa sœur et plus tard son fils, bien que les inondations et les aléas de la vie aient eu raison de bon nombre de ses premiers écrits.

Elle mène une vie indépendante dès l’âge de 17 ans, et occupe divers menus emplois (gardienne, cuisinière chez McDonald’s) pour pouvoir s’offrir son premier appartement. Son foyer devient un refuge pour les vagabonds, humains ou à fourrure, et elle nourrit, héberge et soutient sans hésiter amis et cousins.

Défiant un pronostic d’enfance selon lequel elle n’aurait jamais d’enfant [à la suite] d’un grave accident de voiture, Flo donne miraculeusement naissance à son fils en 1995. Sa passion est à la hauteur de ses talents : elle cuisine, construit, coud, brave les tempêtes et donne sans compter, particulièrement pendant la période des Fêtes, soutenant des familles dans le besoin sous le couvert de l’anonymat.

Pour l’amour d’un pirate symbolise la réalisation de ces rêves longtemps nourris – une toile tissée de triomphes victorieux et de pleurs déchirants. Cette œuvre incarne l’essence même d’une femme extraordinaire : profondément compatissante, mais animée d’une passion ardente, infiniment bienveillante, mais intrépide dans ses convictions. Cette histoire est le fruit d’une vie richement vécue, où chaque éclat de rire et chaque peine d’amour ont ensemencé les germes d’un récit remarquable. (Andy)

Si la vie l’a éloignée de son premier amour, Andy, leur flamme ne s’est jamais éteinte. Après cinq ans de fréquentation (et une dévotion obstinée de sa part), ils se sont retrouvés en 2020 et, le cœur en fête, ont réécrit leur histoire d’amour.



Quelle influence le Nouveau-Brunswick a-t-il eu sur votre œuvre?

J’ai vécu toute ma vie au Nouveau-Brunswick, et je n’ai passé que peu de temps au Québec, de l’autre côté du pont, avant de revenir à mes racines et à ma province natale. Nous vivons dans une province magnifique et je suis reconnaissante de pouvoir admirer chaque matin les reflets du rivage. Qu’il s’agisse des berges de ma ville natale, Campbellton, ou de la rivière à saumons située en face de ma maison à Wyersbrook, je n’échangerais ce paysage pour rien au monde. Enfant, je racontais des histoires à ma petite sœur pour l’endormir, et j’ai fait de même pour mon fils dès son jeune âge. J’ai fréquenté plusieurs écoles au Nouveau-Brunswick, où je laissais libre cours à mon imagination pendant les cours de création littéraire. Ceux-ci ont toujours été mes préférés, devancés uniquement par les mathématiques.

Quel est votre livre néo-brunswickois préféré? Pour quelle(s) raison(s)?

Pour tout vous dire, même si j’ai passé mon enfance à lire, je ne prêtais attention ni aux auteurs ni aux origines. J’ai reçu le diagnostic d’une maladie mettant en péril ma vue avant la puberté, et mon objectif est devenu d’absorber la plus grande quantité d’informations possible, le plus rapidement possible – dictionnaires, livres de grammaire, encyclopédies, je lisais tout. À l’âge de treize ans, après avoir commencé à apprendre la langue des signes et le braille, j’ai décidé que j’en avais assez. Mon père ne m’a pas forcée à continuer, même si mon avenir le terrifiait. Aujourd’hui, je dois faire face à une perte auditive plutôt qu’à une perte de la vue, mais comme l’a dit mon père, « c’est beaucoup mieux que d’être aveugle ». Même si je deviens sourde, je n’arrêterai jamais d’écrire. À ce jour, le meilleur « livre » que j’ai jamais lu est l’encyclopédie; j’ai toujours un amour profond pour les documentaires et les renseignements factuels.

Selon vous, quel est le point culminant de votre carrière jusqu'à présent?

J’en suis en ce moment même au point culminant de ma carrière. Je suis aujourd’hui une auteure publiée et une éditrice indépendante détenant l’intégralité des droits d’auteur sur mon travail. Un de mes livres a été publié et plusieurs autres seront bientôt achevés; je vois enfin ma vision créative se concrétiser. Mon esprit bouillonne sans cesse de nouvelles pistes d’écriture et je suis fière de bâtir un héritage qui me permet de m’approprier mes mots et mon avenir.

Jusqu’à présent, j’ai consacré ma carrière aux recherches relatives à mon roman historique et aux archives de remèdes traditionnels ainsi qu’à la publication de ces ouvrages. Ma principale « récompense » a été la fondation de ma maison d’édition indépendante, Édition Wyersbrook, et l’achèvement de mes premiers titres bilingues.


Titre en vedette


Pour l'amour d'un pirate
(2026)
Extrait:

Dans Pour l’amour d’un pirate, le monde d’une jeune femme s’effondre dans le feu et les chaînes lorsque des soldats anglais viennent punir les crimes de son père. Leur paiement?? Le corps brisé de sa mère et les cendres de tout ce qu’elle a connu. Emprisonnée sur un navire, la potence l’attend pour un crime qu’elle n’a pas commis… jusqu’à ce qu’il arrive.

C’est un capitaine pirate au regard sombre et à la réputation écrite en lettres de sang. Son navire n’est pas un refuge, car le passé de son père la poursuit comme une ombre. Mais entre le couteau sur ses côtes et le feu de son contact, quelque chose de sauvage et de beau prend racine – ni doux, ni sûr, mais bien vivant.

Les ennuis ne font que commencer lorsqu’une beauté venimeuse — son ancienne maîtresse — refait surface avec un registre rempli de ses secrets. Sur ces vagues, l’amour n’est pas chuchoté?; il est sculpté dans la chair et payé en cicatrices. Le pont est déjà glissant du sang de ceux qui l’ont oublié.



Source(s): Auteure.